Qui suis-je ...

Brève présentation

Je m'appelle Philippe, originaire de Fontainebleau et ai 46 ans, et n'habite pas très loin de la belle forêt de Fontainebleau.

Marié depuis 2003, j'ai la joie d'avoir deux enfants de 12 ans et 9 ans. Du coup je me limite à deux randos maximum par mois, un peu plus pendant les vacances scolaires.

Ma fille n'aime pas marcher, mais quand on part pique-niquer, ça passe. Astuce !

Mon fils est autiste. Il adore marcher, mais est incapable d'exprimer ses besoins, alors il faut que je devine s'il a envie de faire pipi, s'il a soif, s'il a faim. Quand il commence à vouloir s'asseoir sur chaque banc qui se présente c'est généralement signe qu'il a faim et soif. Alors une petite pause bouffe et c'est reparti à vitesse grand V. Il marche avec un bâton qu'il pointe vers le haut comme une antenne : il ne s'en sert donc pas pour marcher, mais si on le lui retire, c'est la crise. Même à l'école il en a un dans la cours de récré. L'école veut bien. Pas toujours facile de gérer cette utilisation particulière du bâton en montagne... Néanmoins il parvient à marcher 15km et faire un dénivelé de 1200 mètres.

Mes débuts en randonnées

Mon premier souvenir en la matière remonte à l'été 1979 à Ailefroide, pas loin de Briançon. Vacances en famille.

J'avais 8 ans mais la montagne m'a bien marqué !

Pour des raisons financières, nous n'avons pu retourner à la montagne que cinq ans après, à St Gervais-les-Bains. Au programme, le Bettex, le Mont d'Arbois. En 1989 et en 1991, nous y retournons et en famille (même ma mère !) faisons le Mont Joly, les Lacs Jovets. En 1991 on marchait à la journée en partant tôt le matin. Auparavant on partait l'après-midi mais je fatiguais rapidement sous la chaleur, notamment à la montée du Mont Joly depuis le Bettex.

Mes débuts en randonnées tout seul

J'ai commencé à randonner seul en 1993, en Auvergne. En effet dans le cadre de mes études je devais effectuer un stage l'été. Privé de vacances ! Snif snif !
Alors j'ai laché papa maman pour prendre des vacances en mai, en Auvergne. Cette montagne me semblait plus facile que les Alpes. Pas mal pour débuter seul ?
Le premier mai, pas de bus à Clermont-Ferrand. Seul jour de l'année sans bus. Bien joué ! Hôtel "Au petit Livradois" si ma mémoire est bonne.
Alors j'ai tout fait à pied depuis Clermont. Puis pour découvrir le pays, j'ai repris le train pour le Lioran. Davantage de neige que prévu, pas d'équipement adapté.
L'hôtelière m'a mis en garde pour le Puy Mary, j'ai écouté et renoncé. Puy Griou : ça a été. Plomb du Cantal aussi, pourtant situé plus haut. Pas mal de neige aussi.
A l'époque l'hotelière m'avait dit que l'hiver, on chaissait ses skis directement sur le quai de la gare et on prenait le tire-fesse pour aller à l'hôtel !
Pour finir, j'ai repris le train pour le Mont-Dore. Hôtel aux murs tout verts. Marche depuis l'hôtel jusqu'au Lac Pavin via le Puy de Sancy, aller-retour. L'hôtelière m'avait félicité ! Pourtant je n'avais pas fait le malin sur le Puy de Sancy. Il faisait beau. En revenant du Lac Pavin, le sommet était dans les nuages. Je vois peint sur un rocher "Orages dangereux, risque de mort". Et là j'entends un gros bruit. Vite je plonge au sol. En fait ce n'était qu'un avion qui passait bas. La honte !

Les années suivantes j'ai recommencé, souvent en mai (Mont Hohneck, Vénosc dans l'Oisans), mais cette saison est trop délicate pour débuter en raison de la neige.
A Vésosc (La Danchère), peut-être à l'hôtel Le Bon accueil" ? En tout cas à l'époque on y parlait français...
Un homme (je ne sais plus qui) m'a prêté une paire de raquettes, j'ai pu ainsi me balader vers le refuge de la Selle à St Christophe en Oisans. Bref. On me prête aussi une paire de crampons. Je les prends pour aller du côté du col du Vallon.
Passé le lac Lauvitel, j'ai alors l'impression de faire plus de l'escalade que de la marche. J'ai souvenir que le GR en cet endroit était corsé. Puis la neige arrive et chausse les crampons. Je vois des torrents s'écouler sous les ponts de neige, ce qui ne me rassure pas trop.
Et puis la neige est là par intermittence spaciale. Alors j'en ai marre de chausser et déchausser sans cesse les crampons, je les garde aux pieds.
Un moment donné faute de carre euh... de crampon : je les garde sur l'herbe et là c'est la chute et commence à dévaler la pente ! Pas sur le chemin, mais vers la vallée en contre-bas.
Ca se passe très vite, par réflexe je m'accroche à ce que je peux, la chute est arrêtée et en suite quitte pour une belle frayeur.
Un autre jour durant ces mêmes vacances, destination le Pied Mouttet. Chemin étroit avec un abime à ma droite.
Logiquement ç'aurait dû être à gauche, mais dans mon souvenir c'est à droite, donc je ne devais pas être au bon endroit...
Ebouli sur le sentier par de petits cailloux. Impossible de le contourner. Alors avec un bâton je trace un passage, puis ça recommence un peu plus loin. Rebelotte, nouvel ébouli. Cette fois-ci, n'étant pas particulièrement rassuré, je me suis que je n'en franchirai pas un troisième, ce sera un demi-tour.
Et effectivement plus loin, dix de der. Du coup j'ai du retraverser les deux obstacles. Je pense être arrivé assez tard le soir car l'hôtelier songeait à prévenir les secours en ne me voyant pas rentrer...
Il m'a indiqué qu'à cet endroit la roche était très friable. Je me permets donc de déconseiller fortement cet endroit aux débutants livrés à eux-mêmes, notamment en cette saison où la neige complexifie et où il n'y a quasi personne.